Triunicie et écologie

La sauvegarde de la Terre constitue l'enjeu de ce vingt-et-unième siècle. Sans une prise de conscience des contraintes relatives à celle-ci, la planète continuera malheureusement de se dégrader sous le regard indifférent des pouvoirs politiques en place, puis elle deviendra un immense espace insalubre où l'humanité vivra dans des conditions extrêmement difficiles. Sa survie n'y sera, sans doute, plus possible.

En réalisant cette perspective à laquelle la Terre se trouve condamnée, à cause d'une association de facteurs, les personnes lucides se sentiront appelées à militer pour un changement de système. Effectivement, l'actuel est le grand responsable de ce désastre écologique.

Un certain nombre d'Etats ont intégré le droit à un environnement sain dans leurs Constitutions. Un engagement à la valeur théorique, vu que les pays développés, et plus encore ceux dits émergents, continuent de massacrer l'écologie et de lui préférer leurs petits intérêts économiques.

L'impératif écologique impose une adaptation des principes économiques. Force est de constater que le capitalisme actuel n'est aucunement compatible avec une gestion responsable des ressources naturelles et une vision à long terme. Le droit à un environnement de qualité pour tous les habitants de la planète nécessite la mise en place d'une économie humaine, éthique et solidaire. Cet objectif oblige les pays riches à considérer les intérêts de ceux moins bien lotis et non à préserver seulement les leurs. Une attitude qui promouvrait un état d'esprit plus fraternel en ce monde et concourrait à le rendre plus harmonieux et plus juste.

La Terre est le patrimoine commun de l'humanité. Dans les droits fondamentaux de l'être humain, la Triunicie inscrit celui relatif à un environnement équilibré. La bonne santé de tous en dépend. Elle entreprend donc des changements importants et propres à éviter l'épuisement des ressources de la planète, la dégradation écologique et, à terme, la chute de l'humanité. Les défis sont de taille à cause de l'état actuel de la biosphère, de l'hydrosphère, de l'atmosphère, d'une utilisation irresponsable des ressources et de l'altération de la couche d'ozone.

Certes, la Triunicie apporte un incontestable changement ; car elle promeut un modèle qui ne perpétue plus les aberrations actuelles. Aujourd'hui, les Etats se renvoient la responsabilité de cette situation dégradée ; ce qui crée des tensions au niveau des négociations sur le climat. Par conséquent, ceux dits émergents jugent que les pays développés ont une plus grande responsabilité dans l'altération de celui-ci suite aux importantes quantités de CO2 qu'ils émettent. Le cadre commun, imposé par la Triunicie, fait assurément cesser ces différends ; puisque les intérêts d'Etat disparaissent. L'universalisation des objectifs permet ainsi aux pays grands pollueurs de travailler de concert pour l'assainissement de la planète.

La plupart des démographes émettent l'hypothèse d'une population mondiale de dix milliards d'âmes au moins en 2100. Hormis la nourriture, il est à craindre que l'eau et l'énergie ne fassent grandement défaut. Aussi le modèle économique actuel s'avérera-t-il inapproprié aux impératifs du moment.

Le capitalisme produit de la pauvreté tout en détruisant la planète. L'humanité doit changer de toute urgence ses représentations culturelles et remettre en cause ce système. Le productivisme et la course à la croissance économique sont des anachronismes si on les analyse en parallèle avec les dégradations qu'ils entraînent.

Le modèle économique de la Triunicie suit, quant à lui, une voie dans laquelle ces critères n'ont plus la primauté. Centré sur la valeur humaine, il ne prône pas la nécessité des super-profits, d'une croissance économique toujours plus forte, d'une incontournable rentabilité. A cause de ces contraintes, l'humain est sacrifié et l'écologie assassinée par le financier.

De ce changement de système découle une mutation industrielle qui permet une diminution drastique des émanations de CO2. Le but poursuivi est le niveau d'émissions antérieur à la révolution industrielle, soit 280 parties par million approximativement. Cela résout corollairement le problème d'acidification des océans.

La Triunicie fait valoir ici l'excellence de l'interaction du « principe triunitaire » (Socioréalisation, Science, Spiricience). Effectivement, la « Spiricience » impose l'éthique indispensable à tous les degrés de cet immense domaine que représente l'écologie planétaire. Quant à la « Science », elle agit avec responsabilité et transparence dans ce secteur où elle occupe une place essentielle. La « Socioréalisation », pour sa part, institue la novation économique, un impératif pour que la mutation se réalise au niveau industriel notamment. De fait, l'Etat se trouve contraint au respect de hauts principes par cette tripolarité.

La dégradation de nos écosystèmes est si avancée qu'elle remet déjà en cause l'avenir de l'humanité. Un constat qu'un millier de scientifiques originaires de quatre-vingt-quinze pays ont établi dans le cadre d'une étude de l'Organisation des Nations Unies. Le problème empirera indubitablement sous l'effet du réchauffement climatique.

La Triunicie est le modèle capable d'empêcher ce désastre planétaire et humain que tant d'experts prédisent.