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Article sur le retard législatif en matière de viol (envoyé par Didier)

Les lois en matière de viol dans la plupart des pays européens sont dépassées .

Un viol est considéré comme tel en l'absence de consentement.

Sur 31 pays étudiés par Amnesty International, huit d'entres eux seulement disposent d'une définition du viol fondée sur le consentement. Les autres ne reconnaissent celui-ci qu'en cas de violence physique, de menace ou de contrainte.
Un rapport sexuel sans consentement est un viol. Les gouvernements doivent mettre leur législation en conformité avec ce fait très simple, sinon les responsables de viols demeureront impunis.
Ces huit pays qui définissent le viol sur la base d'un consentement sont l'Irlande, le Royaume-Uni, la Belgique, Chypre, l'Allemagne, l'Islande, le Luxembourg et la Suède. La France fait partie des 23 qui précisent que le viol est assorti d'un acte de pénétration sexuelle commis par violence, contrainte, menace ou surprise.

Le viol : un sujet tabou.

Bien que des mouvements poussent les femmes à parler de ce qu'elles ont vécu, les viols restent encore un sujet tabou en Europe. A cause d'une insuffisance législative, les femmes craignent de ne pas voir aboutir leurs plaintes.
Une étude de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, une femme sur vingt au sein de l'Union européenne a déclaré avoir été victime d'un viol au-delà de l'âge de 15 ans (soit environ neuf millions de femmes) et une femme sur dix dit avoir subi une forme de violence sexuelle.
Les législations de certains pays différencient, par ailleurs, le viol et l'acte sexuel non consenti. Une distinction très préoccupante. Car l'acte sexuel non consenti est considéré comme une infraction d'une gravité moindre ; ce qui laisse entendre que le viol ne peut être qualifié comme tel qu'en cas de recours à la violence physique.

Quand ce monde instaurera-t-il enfin un système profondément éthique et humain grâce auquel n'existeront plus ces dérives animales ?

Article sur la Déclaration Universelle soixante-dix ans après (envoyé par Georges)

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 permettait en théorie aux hommes et aux femmes de bénéficier de droits fondamentaux : liberté, égalité, fraternité, dignité. Dans la pratique, et soixante-dix ans plus tard, ces principes demeurent un idéal dans nombre de pays.

Cette Déclaration Universelle propose pourtant une vision progressiste de ce que notre monde devrait être. Or, une analyse objective de l'état de celui-ci, nous amène à déplorer une regrettable augmentation de l'intolérance, des inégalités, de la violence, de l'injustice et, plus grave encore, d'une condamnable inhumanité. Ce monde se trouve finalement dans la situation que les pays signataires des Nations Unies s'engageaient à faire disparaître.

La Déclaration Universelle énonce des droits qui s'adressent à tous, sans distinction de race, de couleur de peau, de statut social, de sexe. Les individus sont aussi libres de penser, de parler, d'écrire librement et, par conséquent, nul ne peut être inquiété à cause de ses opinions politiques ou religieuses. Ce qui est loin d'être une réalité universelle dans ce monde. Amnesty International pointe régulièrement du doigt les entorses graves aux droits de l'homme dans beaucoup de pays.

A noter que l'élection, dans des pays démocrates, de candidats aux idées peu conformes aux principes de la Déclaration Universelle met en exergue le recul de la démocratie sur la planète et la nécessité d'instaurer un modèle en mesure de la restaurer.

La fraternité entre les peuples (envoyé par André)

L'histoire de l'humanité est pavée de nombreux et dramatiques conflits. Car les peuples éprouvent une grande difficulté à s'accepter dans leurs différences.

D'une façon générale, les individus éprouvent le besoin de se regrouper au sein de communautés ou de clans. Ce qui entraîne, bien souvent, des discrimations, des conflits sociaux qui prennent parfois une tournure dramatique.

Pourtant, tout homme ou toute femmes est une créature de Dieu et, partant, l'élément d'un Tout. Sans une évolution des mentalités, cette vérité aura toujours l'air d'un concept sans fondement.

L’histoire contient de nombreux exemples de cette culture de la différence, laquelle s'est concrétisée dans de terribles drames. Ce fut le cas de l'apartheid en Afrique du Sud qui dura plusieurs décennies et consistant en une mise à l'écart de la population noire par la minorité blanche. Souffrance et misère furent donc le lot quotidien de cette dernière. À l'époque de l'URSS eut lieu, de même, une séparation entre les pays communistes et ceux opposés à ce système. Le nazisme, enfin, prôna la supériorité de la race aryenne et s'arrogea ainsi le droit de persécuter, d'exterminer pour des raisons ethniques, religieuses, d'orientation sexuelle, de déficience mentale, de sensibilité politique notamment. Ce ne sont là que quelques exemples d'agissements procédant de la vanité ou de l'animalité de certaines catégories d'individus.

Aujourd'hui, l'islamisme projette de soumettre le monde à ses absurdes normes politico-religieuses et ce, par des procédés violents et, bien évidemment, sectaires.

Au-delà de leurs différences raciales, linguistiques, les êtres humains ont un point commun : ils sont la création du Tout-Puissant. Ces différences physiques ou culturelles ne devraient pas les séparer, mais les enrichir au contraire. Chaque communauté apporte aux autres une spécificité spirituelle.

Si l'humanité est encore très loin d'une union fraternelle, cela vient d'une regrettable incompréhension de l'Amour, voire de l'ignorance de la sublime substance de celui-ci et le fait qu'elle émane de l'Esprit de Dieu. Partant, les êtres humains s'imaginent séparés les uns des autres, alors qu'ils sont en réalité très proches. Chaque individu doit en arriver à assimiler son appartenance à une grande famille universelle.

Pareil progrès rendrait insensés les conflits, les discriminations, les guerres et les génocides entre autres. Le monde serait grandement plus beau et les peuples vivraient dans une harmonie permanente. Est-ce un idéal utopique ? A l'aune des comportements actuels et de la mentalité de beaucoup, cela a l'air, en effet, d'une chimère entretenue par un invétéré idéaliste.

Le changement du monde passe par une belle prise de conscience spirituelle.

Il ne fait pas bon être pauvre aux Etats-Unis (envoyé par Denis)

Nul ne peut avoir une vie sociale aux Etats-Unis sans s'endetter. La difficulté que rencontrent les gens à rembourser permet aux banques d'augmenter leurs pénalités et, parallèlement, leurs profits. Comme elles refusent d'ouvrir des agences au sein des quartiers défavorisés, les individus se trouvent forcés d'emprunter auprès de prêteurs dits rapaces.

A Brooklyn, ces échoppes – reconnaissables à l'effigie du dollar et au mot « Cash » sur la vitrine – sont au nombre de 268. Outre le transfert d'argent liquide, elles s'occupent de l'encaissement des chèques de ceux qui n'ont pas de compte en banque … moyennant, bien sûr, une commission de 2% environ pour 100 dollars à laquelle s'ajoutent des frais divers. Elles proposent, par ailleurs, des prêts de très court terme à des taux d'usure.

Ces milliers de « predatory lenders » ou « prêteurs rapaces » constituent une industrie financière puissante. Il existe désormais plus de « prêteurs rapaces » que de McDonald’s et de Starbucks réunis. En 2002, le « Center for Responsible Lending », chargé d’en répertorier les abus, a estimé le coût total des intérêts (et en saisies pour insolvabilité) de ces emprunts à 9,1 milliards de dollars. Il avouait dernièrement que ce montant est passé à plusieurs centaines de milliards de dollars et que des millions d'Américains se trouvent, dès lors, marginalisés.

De tels prêteurs sans scrupules n'ont pourtant pas bonne presse en Amérique. Certains Etats tentent donc de brider leurs activités comme celui de New York, alors que la Californie l'estime parfaitement légal. Certes, tout revient plus cher à un pauvre : alimentation, logement, assurances de toutes sortes. Selon un rapport du « Consumer Federation of America », les grilles tarifaires des principales compagnies d'assurances automobiles se préoccupent plus du niveau d'études ou de la situation professionnelle de leurs clients que de la fiabilité de leur conduite sur la route. Ainsi les bons conducteurs pauvres paient plus cher (environ 25 % de plus) que des riches responsables d'un accident.

Le désert bancaire traditionnel est responsable de la prolifération de ces « predatory lenders » On en compte seulement deux pour 85 000 habitants dans les quartiers défavorisés contre 650 ailleurs. Un paradoxe insensé ! Un professeur en politique urbaine déclare que les banques traditionnelles rechignent à ouvrir des agences dans les quartiers défavorisés, en arguant que leurs habitants y sont davantage un fardeau qu'une source de profits. Car ils ne déposent pas d’argent et passent trop de temps au guichet. Or elles recherchent des clients qui déposent de l’argent et qui n'encombrent pas leurs locaux.

Pour les pauvres, ces établissements représentent le dernier recours avant celui aux emprunts dans la rue et à leurs risques et périls, hors de tout cadre légal, auprès des « loan sharks » ou usuriers. Ces individus en lien avec la petite ou grande criminalité n'hésitent pas à se servir de méthodes mafieuses pour récupérer les sommes empruntées ainsi que les intérêts.

Les pauvres préfèrent s'adresser aux usuraires, vu qu'ils pairaient plus cher encore dans une banque traditionnelle suite à la cascade de frais de dépassement et d'agios occasionnés par un découvert. Selon les statistiques obtenues auprès des dix plus grandes banques américaines par l'assureur des banques, la moitié des découverts sont provoqués par des dépenses inférieures à 36 dollars. Certes, les banques américaines réalisent des profit importants via la facturation d'agios.

 

Il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui bénéficiaient d’un salaire stable et qui se retrouvent à devoir occuper deux emplois précaires à temps partiel, payés à l'heure. Or les frais de santé, d'éducation, de garderie sont excessifs aux Etats-Unis.

Un Américain dans la norme est un Américain endetté qui rembourse les échéances en temps et en heure.

Un dossier de crédit peut être consulté par un commerce, une assurance, un propriétaire avant la location d’un bien, ou même par un employeur potentiel. Une bonne cote est une source de fierté. En cas de problèmes, une banque peut décider d'augmenter son taux d’intérêt. Pire est l'exclusion bancaire, faute d'avoir su se forger une bonne cote de solvabilité. Les portes se ferment et la vie devient alors plus chère et plus compliquée. Selon un rapport du Bureau de protection financière des consommateurs, 30% de la population des quartiers à bas revenus se retrouve exclue du crédit. Qinze pour cent des Noirs et des Hispaniques (contre 9% de Blancs et d'Asiatiques) en sont les victimes.

Alors que l'Europe privilégie l'épargne, les Etats-Unis encouragent fortement au crédit. L'absence d'endettement y est perçue comme un signe de mauvaise santé financière. Chaque foyer dispose aujourd'hui de huit cartes de crédit en moyenne. Concernant l'en-cours moyen des crédits à la consommation, il s'élève à 15 000 dollars par famille.

Les individus appartenant à la classe moyenne et ceux cherchant à accéder à celle-ci sont la principale source de profit des banques suite aux problèmes qu'ils rencontrent pour rembourser leurs emprunts et aux pénalités afférentes. Ils nourrissent finalement l'industrie du crédit.

La plupart des foyers américains ne contractent pas de dettes pour des produits de luxe, mais pour assurer l’essentiel : logement, santé, voiture, éducation, assurances. En Europe, les gens ne contractent pas d'emprunts pour la santé ou l'éducation, vu l'assistanat dont ils bénéficient en général. Aux Etats-Unis, les jeunes y sont davantage tributaires de l'emprunt. Cela ouvre la porte à des situations dramatiques et à un système qui enrichit les prédateurs.

Une inégalité source de violence (envoyé par Jean-Jacques)

L'inégalité est récurrente dans le monde actuel et source de désordre social. Qu'il s'agisse de l'accès à un emploi, de revenus, du logement, de la santé, de la culture, les écarts sont considérables selon le pays. Inégalité et perte de dignité se conjuguent bien souvent. Certes, cela n'est pas nouveau. Les civilisations ont toujours connu des hiérarchies. Toutefois, aujourd'hui, les individus ne souhaitent plus se soumettre au diktat de l'injustice.

La République capitaliste se veut fraternelle, juste, libre et égalitaire. Le contrat et le suffrage universel en sont les instruments juridiques privilégiés. Dans le même temps la production de masse et l'accumulation du capital étendent les besoins tout en standardisant les biens offerts. Il existe néanmoins une contradiction fondamentale entre l'esprit de compétition, la lutte pour l'appropriation du savoir, du profit, de la main-d'œuvre, d'une part, et la multiplication des besoins, l'accroissement qualitatif et quantitatif des biens offerts, d'autre part. Si les disparités frappent la classe ouvrière, elle atteint aussi des catégories, jusqu’à présent épargnées ou privilégiées, comme les commerçants, les cadres et les chefs d'entreprise. Aux inégalités entre classes sociales s'ajoutent les inégalités à l'intérieur d'une même catégorie sociale. L'inégalité sociale devient le problème essentiel de gouvernements qui gouvernent à vue et, donc, sans vision à long terme.

Pour subsister, le système capitaliste se doit d'entretenir l'inégalité. Les gros écarts entre les revenus est la condition de la sacro-sainte croissance. Outre que celle-ci nécessite l'exploitation des salariés, elle entraîne le pillage des richesses naturelles du tiers-monde.

Les mécanismes de redistribution sont inefficaces, à la fois, sur le plan national et sur le plan international. Les systèmes de Sécurité sociale, créés pour redistribuer les revenus entre riches et pauvres, apportent un revenu complémentaire aux plus favorisés. Ils n'opèrent qu'une redistribution horizontale entre malades et bien portants, célibataires et chargés de famille, actifs et inactifs. Assurance pour les individus, la Sécurité Sociale est aussi un facteur de régulation sociale pour le système. Quant à l'impôt, tout au moins en France, il se veut neutre et transparent. Une transparence qui est exploitée par les fraudeurs.

Aux disparités économiques s'ajoutent les disparités culturelles. Réussites et échecs scolaires sont la traduction des disparités sociales. Le milieu familial conditionne le développement intellectuel, lequel est mesuré via les critères et les instruments de la classe dominante. L’égalité des chances ne peut se réaliser par la seule réforme des structures pédagogiques.

Pour ce qui est du logement, la création d'un secteur social dans ce domaine ne résoud en rien les problèmes. L'inégalité y prend des formes multiples et complémentaires concernant aussi bien les ressources, les modes de financement, la qualité, la dimension des habitats, mais aussi leur localisation et leur encadrement. La loi du marché engendre la spéculation foncière et l'élimination des plus faibles. La typologie du logement recouvre la typologie des classes sociales. Les mesures adoptées ne font qu'aggraver la ségrégation, soit qu'elles renforcent les distinctions sociales, soit qu'elles apportent une rente aux catégories les plus favorisées, plus aptes que les autres à en faire bon usage.

Les partisans du déterminisme du marché croient en la nécessité d'une répartition des revenus dont ils sont, d'ailleurs, les bénéficiaires. Mais ils ont de plus en plus de mal à faire admettre la grande disparité de celle-ci par les moins bien lotis. Tensions et conflits sociaux sont l'inéluctable conséquence de la foi inaltérable en une sorte de fatalité économique. De la violence économique, il s'ensuit une violence sociale – aussi bien sur le plan national que sur le plan international – et qui touche tous les secteurs de l'activité humaine. Les réformes ne solutionnent point le problème. Rien ne sert de réformer la fiscalité ou la Sécurité sociale si l'on ne réduit pas l'écart avec les revenus les plus bas. Car les mécanismes de redistribution des revenus sont rejetés lorsque l'effort demandé est trop grand. Quant à la réforme de l'enseignement, il faut qu'elle s'accompagne d'une transformation des conditions sociales. Au niveau de la santé, les techniques thérapeutiques sont inefficaces dès lors que les conditions de travail, de logement ou de transports mettent en danger la santé de l'homme. Une politique du logement qui ne s'inscrit pas dans le cadre plus général d'une politique de l'habitat, fondée sur la maîtrise de l'espace, est génératrice de pollution et de ségrégation sociales.

Une aide aux pays du tiers-monde qui ne s'accompagne pas d'une modification des prix de l'énergie ou des matières premières ne compensera jamais l'exploitation qui résulte des termes de l'échange. Enfin, la politique démographique n'a de sens que dans le cadre d'un plan de développement économique et social.

N'étant ni le fruit du hasard ni celui de la nécessité, l'ordre social ne peut, dans une démocratie véritable, être celui de la chance. Sinon nul ne pourra s'étonner que le désordre et l'inégalité engendrent la violence … au plan national comme au plan international.