Constat sur l'éthique actuelle

Tant de régimes dans le monde ne respectent pas les principes éthiques essentiels. Ils excellent, par contre, dans l'injustice, l'inhumanité et la corruption.

Les Etats ont le devoir de se rejoindre sur une morale commune établie selon les règles élémentaires d'humanité. Ainsi l'éthique ne devrait pas se limiter aux politiques nationales, mais s'étendre à tous les pays à travers une institution planétaire.

Le progrès est égoïste et dangereux quand il ne s'inscrit pas dans une perspective éthique. Par conséquent, l'éthique est primordiale sur les plans scientifique, technologique et économique. Naturellement, elle doit être étendue à tous les autres secteurs de la société civile.

En vérité, une éthique authentique ne peut exister simplement par le biais de la loi. Elle deviendra réellement efficiente au fur et à mesure de l'évolution spirituelle des êtres humains. Ce qui n'est possible que grâce à un modèle promouvant les valeurs spirituelles.

Il convient de regretter, par ailleurs, la dépendance de la science à la finance. Effectivement, la science est dominée aujourd'hui par l'économique et le financier. Elle méprise l'éthique dans les domaines sensibles et bafoue les lois de la nature. En définitive, elle ne s'impose plus aucune limite. Les scientifiques jouent aux apprentis sorciers en agissant sur l'ordre naturel et en ne se souciant pas des possibles déséquilibres à long terme de leurs découvertes.

La science est le secteur où les règles morales s'avèrent cruciales. Elles sont indispensables, en outre, pour l'existence d'une science respectueuse de l'homme, de l'animal et de l'environnement.

Jadis, science et spiritualité se confondaient ; car les découvertes procédaient de l'inspiration et de l'empirisme. De nos jours, un fossé sépare la science et la spiritualité. Ce mépris de la spiritualité empêche l'émergence d'une science moins inféodée au matérialisme.