La démocratie triunite

La démocratie donne un contenu à la République. Or il y a lieu de regretter, aujourd'hui, la pauvreté de l'idée démocrate à cause du flou des valeurs dont la République se veut la garante.

Il est important de préciser que la foi en Dieu change le rapport entre les individus et qu'elle élève donc le niveau de la démocratie. En effet, elle conduit à mettre au rebut les bas instincts, l'animalité et à épanouir l'Amour. La Triunicie permet l'existence d'une société dans laquelle il n'est plus besoin de lutter pour la justice, l'équité, l'éthique ou la paix.

La Triunicie innove assurément en permettant à la démocratie de se parer d'un sens et d'une authenticité. Elle combine le principe fondamental de celle-ci, à savoir la souveraineté et la légitimité du peuple, avec un mode de représentation éthique. La démocratie représentative a désormais une réelle signification.

La gouvernance triunite (c'est-à-dire de la Triunicie) entraîne une modification du rapport entre l'Etat et les citoyens grâce au fondement qui l'établit. La présence de la Spiricience, un des trois pôles du « principe triunitaire », fait régner une éthique efficiente au sein des institutions et dans tous les secteurs de la société civile ; car le « principe triunitaire » se décline sur tous les plans et, même, à l'échelon des régions. Certes, ce modèle, porteur d'une éthique fermement étayée, conduit à un vrai changement. La grandeur de l'Etat retrouve tout son sens, vu qu'il est édifié sur une base institutionnelle solide et non sur les simples convictions politiques d'un homme. Ainsi il ne fluctue plus au gré des idéaux des uns et des autres

La prospérité est devenue une valeur et un droit. Or le droit à une prospérité pour tous est insensé. Car les individus ne possèdent pas des dispositions identiques leur permettant d'accéder à celle-ci. Effectivement, il existe des disparités aux niveaux intellectuel et contextuel.

D'autre part, si la justice et la liberté vont de pair, la liberté et la prospérité n'impliquent pas toujours l'existence d'une société juste.

Il est un fait que le système économique, qui prévaut dans ce monde, empêche l'épanouissement individuel, une notion qui y devient donc idéaliste et utopique. En effet, le modèle capitaliste élève l'économique au-dessus de l'humain. Cette réalité appauvrit, évidemment, des droits fondamentaux comme la justice et l'égalité.

D'une façon générale, les politiciens se complaisent dans l'hypocrisie, le mensonge, les manigances, l'égoïsme, l'égocentrisme, l'élitisme, la vénalité et la corruption notamment.

On peut donc affirmer que nul pays n'a mis en place une vraie démocratie. De ce fait, nos vieilles démocraties ont à fournir un effort non négligeable avant de devenir exemplaires.

Sans un cadre socio-politique universellement applicable, l'idée démocrate demeurera une philosophie et non un système avec des règles précises et incorruptibles. Un tel cadre aboutirait naturellement à l'existence d'un modèle très différent de l'actuel.

Une démocratie pleine et entière paraît être, en outre, un défi chimérique. Car, malgré de bonnes intentions, les vieilles démocraties souffrent d'un déficit en la matière. On a l'habitude de présenter la France comme le pays des droits de l'homme et le Danemark comme une démocratie aboutie. Nulle démocratie n'est parfaite, la perfection ne rimant pas, d'ailleurs, avec terrestre. Les meilleures, et plus encore les autres, n'ont pas conscience de bafouer la justice en mettant en place des mesures restrictives ou en maintenant des traditions sources d'inégalités et qui légitiment un certain type de violence. Incontestablement, le système capitaliste pénalise l'expression des droits humains. Les tenants de celui-ci le disent vecteur de liberté et d'égalité, alors qu'il restreint, en réalité, l'usage de la liberté, laquelle devient l'apanage d'une minorité. Les gouvernements les plus démocrates n'ont réussi à instaurer qu'un minimum de justice au sein de ce modèle sociétal profondément injuste. En théorie, le libéralisme vise au bien de l'humanité. Dans la pratique, il s'avère humainement destructeur. L'ultra-libéralisme installe un climat d'oppression qui ne favorise guère l'épanouissement individuel et collectif. Il promeut une sorte d'esclavagisme, puisque ceux qui occupent la fonction de dominant exploitent les personnes peu ou pas qualifiées à des niveaux de salaire dérisoires. Par contre, les grandes entreprises, voire les multinationales engrangent des hyper-profits et leurs actionnaires récoltent de superbes dividendes. Une injustice économique que nul ne perçoit, désormais, comme une forme d'inhumanité. Pourtant, il s'agit de procédés archaïques et indignes de pays qui se disent démocrates. La situation est pire, évidemment, dans ceux gouvernés par un régime tyrannique ou peu soucieux des valeurs humaines. Les hommes, les femmes et les enfants y sont déconsidérés, forcés à des tâches pénibles et empêchés, en final, d'accéder à une existence digne et heureuse.

Fort du modèle de société qu'elle prône, la Triunicie promeut une démocratie d'un niveau bien meilleur que celle qui prévaut aujourd'hui en Occident. De même, son universalité fait que nul pays n'a plus à souffrir d'un quelconque décalage concernant les droits humains.