Sur des sujets de société

La démocratie: un sujet de controverse

La Grèce antique fut à l'origine du concept de démocratie. C'était en l'an 600 avant Jésus-Christ. Il s'agissait d'une démocratie directe censée contenir un principe d'égalité élargie : devant la loi (isonomia), de parole devant l'assemblée (isegoria), des pouvoirs (isokrateia). Cette démocratie athénienne fonctionnait selon le principe du tirage au sort. Au delà de cet idéal, on notait cependant des aspects anti-démocrates au sein de cet idéal démocrate : les esclaves, les métèques et les femmes privées de droits civiques. La présence d'esclaves contredisait naturellement la volonté démocrate.
Le système romain, qui permettait à tous de voter et de participer à l'élaboration des lois, n'était pas, non plus, un exemple de démocratie.
La Renaissance, en Europe, s'intéressa à ce concept tout en persistant dans son reniement des droits humains. Les révolutions, en Europe et aux Etats-Unis d'Amérique, tentèrent d'instaurer une société démocrate ; or celle-ci ne demeurera longtemps qu'un piètre idéal et, donc, un leurre.
Les philosophes du siècle des Lumières remirent en question les structures politiques et les systèmes de valeurs traditionnelles : la religion, la monarchie absolue, la science, l'éducation notamment). Le primat de la Raison contesta la toute-puissance de l'Eglise catholique. Dans son Contrat Social, J.J. Rousseau évoqua le rôle de l'Etat, à savoir celui de garantir les libertés individuelles. Quant à Montesquieu, il disserta sur la séparation des pouvoirs.
La révolution américaine consacra la République en abolisssant la monarchie. Ce fut l'heure de la démocratie représentative. Un modèle repris en Europe, en France surtout, et qui débouchera sur la proclamation des Droits de l'Homme et du Citoyen. Cela posa les bases de ce type de démocratie que nous connaissons aujourd'hui.
La démocratie a dû s'adapter aux continuelles évolutions sociales. Soyons lucides : celle de notre époque actuelle ne consacre pas pleinement les droits imprescriptibles de l'homme.
Churchill a dit : « La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres ».
Socrate critiqua, pour sa part, les possibles dérives démagogiques de la démocratie. Son élève Platon stipula que celle-ci constituait un modèle émanant de la stupidité de l'homme. Il reprochait à ce système le fait qu'il reposait sur le manque de sagesse de ses représentants, lesquels n'avaient qu'à cœur, selon lui, de séduire le public.
Aristote voyait de la nocivité dans l'excès d'égalité. D'autres, comme Aristophane, écriront eux aussi sur les méfaits de la démocratie.
Les droits de l'homme proclamés par la Révolution de 1789 ne furent finalement qu'une imposture ; puisque la démocratie deviendra ensuite une oligarchie, le bien d'une minorité. La Révolution Française n'entraîna-t-elle pas, d'ailleurs, une dérive dictatoriale ?
Refusant tout appareil de pouvoir, les anarchistes considèrent que la seule démocratie digne d'intérêt est celle de type direct. Concernant les marxistes, ils dénoncent le pouvoir des bourgeois qui empêche, à leur avis, l'existence d'une vraie égalité.
Inspiré par Platon, Tocqueville déclarait que la tyrannie se cache derrière la démocratie. Il désapprouvait cette obsession de l'égalité que les individus entretiennent. Une obsession qui débouche sur une restriction des libertés. Pour lui, une trop grande maîtrise des institutions par l'Etat amène celui-ci à décider sans consulter le peuple et à prendre un tour despotique.
La souveraineté du peuple est une chimère dans un système de démocratie représentative. Il y a forcément une majorité, souvent manipulée et surfaite, et une minorité de brimés (qui est majoritaire si l'on fait la somme des contre, des abstentionnistes et des votes blancs). Aussi des élections à une majorité relative ne sont-elles guère pleinement démocrates. De même, les lois ne sont décidées que par une minorité. Faut-il voir là la démission de nombre de citoyens d'un pays à accomplir leur devoir politique ? Dès lors qu'un pourcentage important de personnes choisit de ne pas se prononcer, via l'abstention et le vote blanc, il y a incontestablement un vide politique.
Pour une démocratie aboutie, partout en ce monde, il faudrait un changement de modèle et qui respecte les individus quel que soit leur choix idéologique. Le système actuel conduit les populations à combattre sans cesse pour plus de démocratie, mais à ne jamais voir, en définitive, une réelle amélioration de leurs droits.
La perfection n'est pas terrestre. Par conséquent, nul modèle ne peut prétendre en permettre l'avènement ici-bas. Néanmoins, il est possible d'atteindre l'excellence au niveau des droits fondamentaux qui sont la base d'une vraie démocratie.

Un bref constat sur la démocratie en ce monde

Nombre de pays ont de gros progrès à faire sur le plan de la démocratie. On voit encore des dirigeants refusant de reconnaître les résultats des élections et, partant, de transmettre pacifiquement le pouvoir à leurs successeurs. A cause d'une perte de confiance envers les partis politiques, dits traditionnels, les citoyens de certains pays (européens surtout) optent pour le populisme ou l'extrémisme. Concernant le financement occulte des partis politiques, il compromet l'intégrité de la vie politique et tronque, en final, la démocratie. Certes, cette dernière est particulièrement vulnérable dans les pays où la population a réussi récemment à l'instaurer.
Les systèmes démocratiques sont fragiles et menacés dans le monde. L'ancienneté d'une démocratie ne la rend pas indétrônable. Des mouvements populistes ou extrémistes, qui disent défendre le peuple ou la patrie, prennent le pouvoir au sein de pays où les électeurs déçus voient en cette alternance une vraie possibilité de changement. Toutefois, la réalité du pouvoir est toute autre et ces gouvernants finissent par les décevoir à leur tour.
Le Royaume-Uni prouve, lors du vote en faveur du Brexit (ou de sortie de l'Union européenne), qu'une fausse majorité (puisqu'elle n'en est pas vraiment une) peut prendre des décisions qui impacteront la vie de tous les citoyens. Les pays d'Europe centrale et de l'Est (Russie, Azerbaïdjan, Pologne, République tchèque, Hongrie, Slovaquie) connaissent un net recul de la société civile, de la liberté de la presse et de la liberté d'opinion. Sur le continent africain, la démocratie est bien souvent un trompe l'œil. A noter qu'au Gabon, qu'en République démocratique du Congo et qu'au Zimbabwe, les autorités gouvernementales ont manigancé en vue de conserver le pouvoir. Certains pays d'Asie et du Pacifique, tels que la Chine et le Vietnam, sont des systèmes unipartites et, donc, nullement démocrates. Aux Philippines, le gouvernement populiste a procédé à une restriction des droits fondamentaux au nom de la guerre contre la drogue. En Afghanistan, au Bangladesh, au Cambodge, en Malaisie, aux Maldives, au Pakistan et en Thaïlande, les partis d'opposition boycottent les élections, voire en refusent les résultats. Au Brésil, au Pérou et au Venezuela, la corruption et les inégalités empêchent la démocratie. El Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique et le Venezuela sont la proie de violences de la part d'organisations criminelles, de violences sexistes également. Le crime organisé et les réseaux illicites y ciblent la société civile, les médias indépendants, les juges et les représentants des collectivités locales. Ce ne sont que quelques exemples de dérives anti-démocrates en ce monde.
La démocratie doit donc être comprise dans un sens plus large que la simple organisation d’élections libres. Il s’agit plutôt d'un concept multidimensionnel, qui englobe droits civils et politiques, droits sociaux et économiques, gouvernance démocratique et État de droit. Elle suppose une aspiration commune et universelle à la paix, à la sécurité et à la justice. Elle n'est aboutie que si elle permet l'existence des droits humains fondamentaux, mais aussi de hauts principes éthiques.

Une démocratie pleine et entière dans le monde passe par l'instauration d'un modèle universel en mesure de la rendre efficiente. Ce que la Triunicie rend possible.

L'universalité de la croissance économique

En un quart de siècle environ, les croissances des pays occidentaux se sont essouflées ; ce qui s'est traduit par une remise en question de l'Etat-providence. Concernant l'ex-tiers-monde, il se désagrège. Les pays, se réclamant autrefois du socialisme, ont tous implicitement reconnu l'inadaptation du régime étatique au mondialisme économique actuel.
Le face-à-face des deux superpuissances, et par elles de deux conceptions de la société, a disparu. L'Occident est encore influent en Amérique latine et en Afrique, mais il perd du terrain. Fort de sa forte croissance et de son ambition, la Chine se hisse peu à peu au rang de première puissance économique du vingt-et-unième siècle.
L'idéologie capitalistique rend irréaliste l'attente des peuples d'une société démocratique, égalitaire et solidaire. Partout, les gouvernants ambitionnent une meilleure croissance économique tout en subissant le dictat de la finance. Les grandes multinationales, avec la mafia derrière certaines d'entre elles, accroissent leur pouvoir. La poussée technologique constitue un danger pour l'humain et le vivant ; vu que leur maîtrise s'avère très aléatoire.
La prospérité menance les équilibres fondamentaux de la Terre. Parallèlement, elle appauvrit encore plus les plus pauvres comme elle est l'apanage d'une minorité de riches.
Notre époque voit une accentuation des crises économiques et sociales. Ce qui laisse entrevoir l'avènement d'un changement de monde ou bien le désir pour nombre de gens d'en changer.
L'argent domine et les services progressent au détriment de l'industrie qui passe au deuxième rang dans les pays occidentaux. Le capitalisme industriel laisse la place, au fil du temps, à une réalité nouvelle.
Ce socialisme qui luttait contre la domination des capitalistes sur la classe ouvrière est remplacé par le populisme et l'extrémisme. Cela prouve que les sociétés se referment sur elles. Quoique le capitalisme soit fragilisé par les crises successives, il en est arrivé à une inquiétante généralisation. En l'absence d'une alternative fiable, les économistes et les politiciens le déclarent modèle de progrès et de bonheur pour l'homme. Or la mondialisation du capitalisme, via les mégagroupes qui œuvrent dans les secteurs de l'agroalimentaire, des produits pharmaceutiques, de l'informatique, des télécommunications, de la santé et des biotechnologies, impacte négativement l'humain et la planète .
Après l'économie marchande des quinzième et seizième siècles en Europe et le capitalisme industriel des dix-neuvième et vingtième siècles, il est l'heure d'une harmonisation capitalistique au plan mondial. L'humanité ne mesure pas, malheureusement, la nocivité de cet avènement sur l'homme et l'environnement.
Cette mondialisation du capitalisme et, par lui, de la finance verra un développement outrancier de la technologie, d'une transformation des besoins, d'une altération des valeurs ainsi que des motivations et des comportements. L'épanouissement humain est désormais dépendant de la prospérité et, donc, de la vitalité de l'économie.
La finance s'est développée par le biais des activités boursières, de la spéculation. L'économie réelle s'est donc trouvée reléguée. De nos jours, les échanges sur les marchés monétaires, financiers et boursiers ont atteint un sommet. Cette sphère monétaire et financière est alimentée par la spéculation internationale, les oligarques, les spoliateurs des richesse de la nation, voire les mafieux et autres trafiquants. Les relations complexes entre les monnaies, les multinationales, les banques et les stratégies des Etats font que, en cas de crise, les économies nationales risquent une terrible tourmente et, avec elles, les sociétés humaines … puisqu'elles en dépendent.
Celle-ci étant devenue leur principale finalité, les gouvernements des pays riches présentent la croissance économique sous le jour d'un remède au chômage et à la pauvreté. Ils ne se demandent pas pourquoi, après un siècle ou deux de croissance, leur pauvre idéologie capitaliste n'est point parvenue à juguler ces maux. Concernant les pays émergents, ils voient en cette dernière le moyen d'accéder au sérail des pays développés. Les pays les plus pauvres sont, eux, victimes de l'incurie et de l'avidité des familles dirigeantes. Aussi ne pourront-ils s'en sortir que par une meilleure maîtrise de la démographie et une rationalisation économique.
Le capitalisme triomphant, qu'aucune autre alternative ne vient encore remettre en cause, instaure la croissance économique comme unique fondement du bonheur et comme horizon indépassable de l’humanité. Un sursaut collectif est désormais urgent.
Pourtant, l'alternative à cet absurde type d'économie existe. En effet, la Triunicie en défend un autre contenant de grandes novations et, donc, la possibilité pour l'humanité de vivre enfin dans un monde égalitaire, juste, éthique et solidaire.

Un monde incohérent

La frénésie capitalistique a fini par porter atteinte au fragile équilibre terrestre. La responsabilité de cette destruction environnementale incombe aux pays développés, vu qu'ils puisent sans état d'âme dans les ressources de la planète et qu'ils polluent sans le même état d'âme. Intérêts économiques obligent !
Qu'adviendra-t-il à la fin de ce siècle quand la belle bleue se verra contrainte de supporter une humanité de plus de dix milliards d'âmes, laquelle vivra majoritairement dans de grandes métropoles où les technologies pulluleront et où, donc, la surconsommation de biens atteindra un sommet quasi inadmissible ?
Bien des dégradations au niveau écologique, dont certaines sont déjà irréversibles, seraient évitées s'il était procédé à une remise en cause de l'économie capitaliste. On s'apercevrait alors qu'il y a lieu de la remplacer par une autre mieux régulée et plus éthique… en final, qui s'oblige à une grande responsabilité au niveau écologique et humain.
Certes, cette ère est celle d'une dramatique irresponsabilité. La loi du marché sévit et " consommer " est le verbe que les enfants apprennent dès leur plus jeune âge. Aussi refuser de consommer paraît insensé de nos jours. Pourtant, en le faisant, on décide de refuser le piètre modernisme actuel et toutes ses absurdités.
Un milliard de personnes environ vivent dans une grande misère. Une intolérable inégalité qui s'accroîtra si le sytème actuel se pérennise. Aujourd'hui, les 20% les plus pauvres doivent se satisfaire de 0,5% du revenu mondial pendant que les 20 % les plus riches disposent de 80%. Plaignons l'âme de ces individus affichant un revenu indécent et gonflant le torse au sommet de la pyramide des nantis, car elle devra expier pour les excès de leur ego.
Les générations futures risquent de vivre dans des conditions insupportables à cause de cette forme d'économie qui permet le pillage et le gaspillage des ressources naturelles à l'échelle mondiale. A cela, il convient d'ajouter la dégradation de l'air, de l'eau, l'appauvrissement des sols, la pollution chimique et nucléaire. L'humanité de ce siècle laissera à l'humanité du prochain une Terre méconnaissable et assurément inhospitalière.
La dynamique en cours asssociée à l'accélération du processus ne peut que rendre pessimiste sur l'avenir de ce monde. Il faut absolument faire cesser ce mercantilisme échevelé, cette frénésie consommatrice. Un sursaut humaniste, éthique, responsable est vital si l'on veut empêcher un immense désatre planétaire.

La Triunicie est le modèle universel qui permettrait à l'humanité de ne plus s'angoisser sur son avenir sur cette Terre et à la planète de redevenir une mère nourricière et en bonne santé.

Une science tributaire du mercantilisme

En donnant la prééminence à l'économique et à la rentabilité, la science ne réalise pas sa mission et, donc, elle ne prend pas suffisamment en compte la nécessité éthique ; car elle se soumet aux impératifs politico-économiques ou aux intérêts d'État. L'instauration d'une institution à la tête de l’État empêcherait les différents domaines qui composent le monde scientifique d'obéir à de basses contingences financières.
Aujourd'hui, la science n'échappe pas à la contrainte du mercantilisme et, par conséquent, à celle de la rentabilité, des parts de marchés, des projections de gains et autres ingénieux ratios. La suprématie du profit altère forcément l'éthique, vu que celle-ci se trouve amputée du fondement apte à la transcender. Partant, elle devient une règle morale susceptible d'interprétations diverses. Cela ne favorise pas le respect d'un cadre éthique au niveau des novations scientifiques. Mondialisation aidant, les découvertes prohibées peuvent toujours profiter quelque part d'une législation plus conciliante. Le devoir de la science consiste à chercher, à découvrir dans tous les secteurs. Le progrès scientifique ne se préoccupe pas, parfois, de celui de l'homme et, par extension, du vivant. L'imperfection étant la seule et incontestable vérité en ce bas monde, il conviendrait que l'homme revoit ses connaissances de façon sage et humble.
Le danger des découvertes en neurobiologie et en géopolitique moléculaire – deux domaines sensibles – est sous-évalué. Dans sa forme actuelle, l'éthique s'avère incapable de freiner les excès. Car des comités, au rôle seulement consultatif, ne permettent pas de réguler de manière efficace les risques de dérapages et ce, en dépit d'un législatif servant justement à les corriger. Ces secteurs faisant l'objet d'énormes marchés à l'échelle mondiale, certains pays choisissent d'instituer une loi, parfois très accommodante. Les perspectives de profits mirifiques menacent donc des barrières éthiques on ne peut plus fragiles. Quant à l'opinion publique, chloroformée et manipulée, elle s'en remet volontiers aux politiciens, déléguant ainsi sa responsabilité sur des questions cruciales menaçant l'intégrité de l'humain. L'ordre capitaliste règne sur la planète et les idéalistes ressemblent à de doux agneaux obligés d'accepter le joug matérialiste.
Le libéralisme pur et dur véhicule l'idée d'un monde libre et heureux. Or il fossoie les valeurs, les traditions et les cultures. On repère ici les signes prodromiques d'une société mondiale décadente. À cause de l'altération des repères, l'humanité s'apprête à abattre les derniers remparts éthiques et à ouvrir la porte aux tentations démoniaques. Avec la thérapie génique, on arrive tout naturellement à la manipulation de l'embryon, puis au clonage d'êtres humains. Les gourous de la science tentés par cette aventure diabolique ne manquent pas. Parvenu au paroxysme de sa vanité, l'homme s'attirera-t-il les foudres du Créateur qui l'enverra, dès lors, au fond d'un infernal abîme ? Évidemment, fort de Sa sagesse infinie, Celui-ci œuvre avec perfection et subtilité.
La compétition technologique et les intérêts politico-économiques constituent des impératifs superflus qui impactent la science de façon négative. Aussi celle-ci se trouve-t-elle induite à privilégier des buts bassement matériels et à négliger sa mission au service de l'humain. Les mastodontes financiers ou les méga-groupes pharmaceutiques ne s'intéressent qu'aux projections, qu'aux courbes et autres calculs.
Dans le secret de ses laboratoires, la science matérialiste espère parvenir à percer le mystère de la Vie. L'homme devrait plutôt percevoir sa mortalité comme une œuvre d'Amour de Dieu ; en effet, son âme accomplit ainsi les expériences indispensables à son évolution. En vérité, l'immortalité signifie l'aspiration à une éternité céleste et non à une vie sans fin sur la Terre.

Le point de vue de la Triunicie sur l'avortement

L'embryon est un enfant en puissance qui a droit au respect de sa vie au même titre que toute autre personne humaine. C'est là une question spirituelle qui ne devrait pas donner lieu à débat. En outre, si une âme ne prend possession du corps qu'à la naissance, l'éventuelle disparition de celui-ci l'affecte véritablement. Il s'agit donc d'une faute spirituelle que de lui interdire l'incarnation.

Le corps d'un être humain, dès les premiers stades de son existence, n'est jamais réductible à l'ensemble de ses cellules. Le programme d'une vie humaine commence à la conception et finit au dernier souffle. Fort de Son Amour infini, Dieu ne différencie pas l'être à peine conçu de celui qui se trouve encore dans le sein de sa mère, voire de celui devenu un individu pleinement vivant. Pour ces raisons, la Triunicie n'autorise pas l'avortement. Elle défend le caractère précieux de la Vie et que Dieu seul peut en disposer.

Naturellement, d'aucuns argueront qu'une jeune fille violée est parfaitement en droit de ne pas vouloir de l'enfant qu'il ne lui a pas été donné de concevoir dans l'amour. Le viol est un drame pour celle qui en est victime et un crime de la part de celui qui le commet. Toutefois, on ne répare pas les souffrances en éliminant le produit de ce drame et, par conséquent, en tuant un innocent. S'il vient ainsi, ce n'est guère un hasard et l'âme qui s'incarne, par ce biais, en connaît la raison et le but, de même que Dieu. Est-il censé, en outre, d'ajouter le traumatisme de l'avortement à celui du viol ? Car, à n'en pas douter, le rejet de cette vie en attente provoque une blessure profonde … en dépit de l'apparente justesse de ce rejet. Transmettre la vie est un acte inscrit dans le subconscient de la femme. Il est compréhensible, néanmoins, que la personne violée ne soit pas en capacité d'élever un enfant lui rappelant trop cette atteinte à la dignité dont elle a été victime. Sous un gouvernement triunite, et si ce genre d'exaction continuait de se produire --- l'évolution humaine réclamant du temps ---, l'adoption d'un tel enfant par une famille est facilitée. À noter que ce type d'abandon ne saurait avoir lieu pour une raison financière, puisque nul ne choit dans la précarité dans le contexte triunite.

Le point de vue de la Triunicie sur la procréation médicalement assistée ou PMA

La détresse des couples connaissant une difficulté à procréer peut inciter à analyser favorablement la procréation médicalement assistée ou PMA. Or, d'un point de vue éthique et spirituel, cette technique est condamnable. Car elle consiste à procéder à la création de plusieurs embryons humains, dont un seul aboutira à une naissance. Je rappelle, comme je l'ai fait pour l'avortement, que l'embryon est une personne humaine en puissance et qu'il ne saurait être traité comme une chose. Aujourd'hui, il y a probablement des centaines de milliers, voire plus, d'embryons congelés dans le monde. Il n'existe pas de données statistiques de la chose. Nombre de ces derniers n'entrant plus dans le cadre d'un projet parental, quel devenir leur sera réservé ? Les embryons surnuméraires congelés, et souvent abandonnés par les parents, courent le risque d'être utilisés comme un matériel par la recherche. Étant donné la défaillance de l'éthique dans beaucoup de pays, celle-ci s'adonne, peut-être déjà en secret, à cette dérive. Ceux que ces probabilités n'inquiètent guère arguent que l'embryon n'est pas de la matière vivante et qu'il n'a donc rien encore d'un être humain. Mais je le précise à nouveau, un embryon est une personne humaine à part entière, vu qu'une âme lui est attachée.

Outre qu'il s'agit d'une pratique lourde avec un taux de réussite plutôt faible, l'autre problème de la PMA concerne la question de la différentiation entre maternité biologique et maternité légale ou affective.

Je répète que, pour la Triunicie, la Vie est de la prérogative de Dieu et que nul ne peut en disposer librement. De là, la condamnation de toutes les formes de manipulation du vivant.

Le point de vue de la Triunicie sur la gestation pour autrui ou GPA

La dignité d'un être humain est intangible. C'est au nom du respect de cette dignité que la gestation pour autrui ou GPA doit être, de même, prohibée.

L'intention légitime de donner la vie à un enfant ne justifie pas le recours aux techniques artificielles pour la concrétiser. L'acte conjugal reste la seule voie digne d'une procréation responsable.

L'enfant est un don de Dieu qui se réalise par l'amour entre un homme et une femme.

Par ailleurs, le statut de mère porteuse instrumentalise le corps de la femme qui se réduit, dès lors, à un vulgaire outil de production, la faisant devenir une simple gestatrice. Aussi la GPA transforme-t-elle ce bel acte qu'est l'enfantement ou maternité en service marchand. Cette pratique favorise, en outre, l'exploitation des corps des femmes pauvres, lesquelles se sacrifient au profit de couples riches ; un fait que l'on constate dans les pays ayant légalisé celle-ci. À noter que l'on ne voit pas de femmes riches agissant ainsi gracieusement au bénéfice de couples pauvres et stériles. Tout cela est contraire à la dignité humaine et, donc, à l'éthique, une valeur essentielle prônée par la Triunicie.

De surcroît, la GPA chosifie l'enfant et s'avère contraire aux droits de celui-ci ; puisqu'elle lui impose deux, ou même, trois mères. Partant, il est traité comme un produit à livrer en vertu d'un contrat marchand. Je précise qu'en cas d'absence de contrepartie financière, il aurait, de même, le statut d'objet ; or on peut donner ou échanger des objets, mais nullement un être humain. Convenons également que, via la GPA, la relation d'amour qu'une mère noue avec son enfant pendant la gestation se trouve tronquée, vu que celle-ci doit vivre un déni de grossesse et éviter, par conséquent, de tourner son attention vers cet enfant qui croît en elle, de manière à ne pas s'y attacher. Un traumatisme refoulé au fond du subconscient qu'elle ne pourra jamais vraiment évacuer et dont l'enfant portera à vie les stigmates. Les pédiatres insistent sur l'importance de ce qui se joue entre l'enfant et sa mère pendant la grossesse et après la naissance. Les conséquences seront aussi la difficulté pour l'enfant de s'épanouir grâce à une racine biologique ; ce qui se traduira tout au long de son existence par une crise identitaire.

La souffrance des femmes désirant enfanter, alors qu'elles sont stériles ou privées d'utérus, ne saurait légitimer une telle pratique qui porte atteinte aux droits de la personne humaine. La GPA peut conduire, dans un avenir plus ou moins proche, à une dérive diabolique et humainement dangereuse, à savoir la légalisation de l'utérus artificiel (une technique de procréation revendiquée par certains couples homosexuels).

Il en est tout autre de l'adoption, puisque le désir de devenir père et mère n'est pas à l'origine d'une conception artificielle. Les parents adoptifs sont dans une logique d'accueil d'un enfant existant et heureux d'intégrer l'amour d'un foyer. Son droit est ici totalement préservé. Il y a d'ailleurs suffisamment d'enfants adoptables en ce monde et qui ne demandent qu'à trouver l'amour d'une famille, une nécessité pour leur épanouissement humain.

En conclusion, la Triunicie récuse fermement la GPA, au nom de l'Ordre Divin établissant que la vie humaine est le résultat d'un acte d'amour qui ne peut donc avoir lieu que par la voie naturelle.

Le point de vue de la Triunicie sur l'euthanasie

L'euthanasie renvoie à l'essence de la vie. L'homme est-il en droit de détruire ce qu'il n'est pas en mesure de créer, à savoir une vie humaine … fût-elle la sienne ?

Certes, l'euthanasie active ne ferait point débat si les individus en étaient arrivés à un bon niveau de développement spirituel. Je ne souscris pas, néanmoins, au discours manichéen consistant à avertir les partisans de cette forme d'euthanasie qu'ils s'exposent à une terrible punition divine. Dieu est Amour et Sa mansuétude estinfinie. Mais cela n'en est pas moins une faute que l'âme se doit forcément de compenser. Ce qui n'est pas une punition, mais une nécessité pour son évolution.

Si la Triunicie ne s'oppose pas aux soins palliatifs, vu que ceux-ci permettent à un malade de souffrir le moins possible, elle s'oppose à l’acharnement thérapeutique. La recherche triunite préconise, même, un développement réel et qualitatif des soins palliatifs. Assurément, l'usage d'analgésiques, pour alléger les souffrances d'un malade, est éthiquement en accord avec la dignité humaine.

L'Amour oblige à ne pas se désintéresser des souffrances d'autrui. D'aucuns argueront que nul n'est en droit de s'opposer à la volonté de ceux qui désirent arrêter de vivre, partant du fait que la vie d'un individu lui appartient. Ils font même de cela un droit fondamental.

Le suicide médicalement assisté, partant de la demande expresse d'une personne en fin de vie ou atteinte d'une maladie jugée irréversible, est assimilable à un suicide. Il s'agit, ni plus ni moins, d'une banalisation du suicide et, ce faisant, d'une forme d'euthanasie. Or, du point de vue de la Triunicie, nul ne saurait faire accomplir cet acte par un procédé légal sans transgresser l'Ordre Divin. Toute vie est programmée pour une certaine durée et avec des contraintes que Dieu a sagement fixées.

On mesure ici l'importance du pôle de la Spiricience pour l'existence d'une éthique la meilleure possible et pour l'accompagnement des individus sur le chemin de leur éveil spirituel.